Lyons, Forêt de vénerie.

La Forêt de Lyons donne sa particularité au "Pays de Lyons" qui est situé entre le Vexin Normand, le Pays de Bray et les Vallées de l’Epte et de l'Andelle.

Comme le précise G. Lesage dans son livre "Le Pays de Lyons et sa Forêt Domaniale " (1) : " Ce qui donne en réalité à cette contrée un aspect particulier au point d'en faire un "pays" c'est la forêt et surtout le mélange de la forêt et des terres cultivées. Il compose un paysage que l'on ne retrouve dans aucune région et qui est en somme l'aboutissement de l'action de l'homme sur la sylve primitive .... Il existe... de nombreuses régions où la forêt occupe une place importante, seulement la forêt y forme des masses plus ou moins compactes, isolées dans l'immensité des cultures ou des prairies. Dans le Pays de Lyons, la forêt est partout et c'est pourtant un aspect bien différent de celui d'un bocage... Ici... il s'agit bien d'une immense et très réelle forêt, rongée sur ses bords, clairièrée dans sa masse dont il ne reste plus que des lambeaux qui s'étirent et se mêlent à la plaine... Encore ces lambeaux auraient-ils depuis longtemps disparu à leur tour s'ils n'étaient devenus rapidement propriété des Ducs de Normandie , puis des Rois de France qui, pour leur plaisir et leur profit, les ont défendus efficacement contre les empiètements de l'agriculture. Un fait illustre cette situation avec ses 10 600 ha, la Forêt de Lyons, réduite à la forme d'un carré mesurerait environ 41 Km de périmètre. Dans son état actuel, elle en compte 328."

On comprend que le Pays de Lyons, cette mosaïque de forêt et de plaines offrant un habitat idéal au grand gibier, ait toujours attiré les veneurs, d'autant plus que cette région est longtemps restée à l'écart des grandes voies de communication, conservant ainsi son caractère sauvage. La forêt est par endroits somptueuse, des hêtres de 30 mètres de hauteur faisant songer aux voûtes des cathédrales, par endroits obscurcie de baliveaux vigoureux et serrés ou encore, sur d'immenses étendues, tapissée d'énormes et impénétrables ronciers très durs pour les chiens, ce qui a incité beaucoup d'équipages de vénerie à ne venir chasser en Lyons qu'après neige ou gelées.

A l'image des arbres de cette forêt, les animaux en Lyons sont magnifiques. Le sol est riche, (herbe pousse à profusion et les cultures appétissantes sont toujours proches (les dégâts de gibier peuvent être importants) .Les échanges naturels d'animaux entre Lyons et les bois et les forêts proches, mais parfois aussi très éloignés, ont toujours existé et existent encore. Plusieurs repeuplements furent effectués au fil des temps par des veneurs avisés (le Comte Le Couteulx de Canteleu, le Comte B. de Valon, Olympe Hériot, André Joubert), parfois avec des animaux importés d'Europe Centrale (O. Hériot).

Ces différents facteurs expliquent sans doute pourquoi les cerfs de Lyons sont si vigoureux, si résistants et si beaux. Les chasses qui se déroulent dans un cadre magnifique sont souvent longues et difficiles. Rappelons qu'un cerf chassé par le Comte de Valon a débuché vers les bois proches de la Seine avant de descendre la Côte des Deux Amants (un éperon presque à pic dominant le confluent de l'Andelle et de la Seine) et de parvenir aux abords de Rouen. Lors de la dernière saison, le parcours d'un cerf a atteint près de 70 Kms. Il n'est pas rare que nos cerfs débuchent vers les bois des bords de la Seine et encore plus souvent, vers la Forêt de Gisors. Ils suivent alors curieusement, par la plaine et les quelques bois subsistants, les parcours que leurs ancêtres empruntaient déjà du temps où la Forêt de Lyons reliait, par le Buisson de Bleu, détruit par le terrible ouragan du 15 mars 1519, Lyons à Gisors.

La Forêt de Lyons est actuellement vive en chevreuils et en sangliers et le cheptel de cerfs et biches approche de la normale, sauf, de façon inexpliquée, dans un massif de 1000 ha. Il n'en a pas toujours été ainsi, en raison essentiellement d'un braconnage important facilité par le caractère morcelé de la forêt et son périmètre total de 328 Kms. Ce fut le cerf qui fut à Lyons le plus souvent chassé à courre. Mais l'on y chassa aussi le loup, le sanglier et l'on y chasse actuellement le chevreuil.

Les premiers rois de France, puis les ducs de Normandie et ,de nouveau, les rois de France jetèrent leur dévolu sur la Forêt de Lyons et s'y créèrent des résidences. Cela décida de l'avenir de cette forêt: ducale, royale et enfin domaniale (1).

 

 

DONNEES HISTORIQUES ET CHRONOLOGIQUES DES CHASSES EN FORET DE LYONS

 

673 : "d'après certains auteurs (Legrand d'Aussy cité par Salin), le roi Childéric II et sa femme Blichilde furent assassinés au cours d'une partie de chasse en Forêt de Lyons ....

Il est très certain que les rois mérovingiens vinrent souvent chasser en Forêt de Lyons et une tradition veut que le Manoir de la Fontaine du Houx à Bézu-La-Forêt ait été créé alors comme rendez-vous de chasse...

823-877 : Charles Le Chauve .... se rendit à Bézu .... Carloman fut blessé mortellement au cours d'une partie de chasse en Forêt de Lyons. Transporté aux Andelys, il y mourut... Une route forestière du Canton du Croc au Boucher perpétue son nom... "(2)

911: Après le Traité de St Clair sur Epte (911), les ducs de Normandie prirent possession de la Forêt de Lyons. Un rendez-vous de chasse est créé à St Denis en Lyons, devenu plus tard Lyons-La-Forêt, par Guillaume Longue Epée (927-943) (1).

943 : Richard Sans Peur, qui a succédé à son père Guillaume Longue Epée, vient souvent dans le Pays de Lyons. Une légende rapporte qu'un jour où Richard, voulant chasser au lieu-dit "le Richebourg", un énorme sanglier blanc qui faisait de nombreux ravages, il se trouva soudain entouré de diables. Il s'enfuit et retourna dans la ville de Rouen (3).

1060 : Guillaume le Conquérant ordonne de transformer le rendez-vous de chasse de Lyons en château fort qui ne sera achevé que sous le règne de son 5ème fils, Henri Beauclerc, devenu roi d'Angleterre (1100) et duc de Normandie sous le nom d'Henri 1er (1).

1135: Le roi d'Angleterre Henri 1er, arrivé à Lyons le 25 novembre 1135 pour y chasser, fut pris de fièvre. Son état empira rapidement et il mourut au Château de Lyons le 1er décembre 1135 (2). En fait, sa mort fut, dit-on, provoquée par une indigestion de lamproies pêchées dans les étangs de l'Abbaye de Mortemer. Une route forestière du Canton de la Mare aux Bourres porte son nom.

1169: Date de construction du Château de Beauvoir en Lyons par Henri II, roi d'Angleterre.

1285-1314: Philippe Le Bel aurait fait édifier un manoir royal servant de rendez-vous de chasse où il vint de nombreuses fois, près de l'église de la Feuillie (St Eustache, le patron de cette paroisse, est moins connu des chasseurs que St Hubert. Un vitrail de l'église représente un cerf avec une croix entre ses bois apparaissant à St Eustache). Louis X Le Hutin et Philippe V Le Long séjournèrent aussi dans ce manoir pour chasser (3).

1560-1574 : Charles IX aima particulièrement la Forêt de Lyons. Une légende prétend qu'il avait anobli les 4 familles qui exploitaient des verreries dans cette forêt et qu'il leur avait donné le nom de ses quatre chiens favoris: Caqueray, Bongars, Vaillant et Martel (1).

Vers 1560, il avait fait édifier à La Feuillie le Château de Richebourg qui fut vendu à la mort de Henri III à la famille de Mouy. Démoli seulement en 1825, il en subsiste aujourd'hui le porche d'entrée flanqué d'une seule des deux tours de garde octogonales, transformée en maison d'habitation, ainsi que les murs d'enceinte (les deux granges furent construites postérieurement en 1621).

Charles IX s'employa à repeupler la forêt en grand gibier. Il fit établir un parc à biches à St Crespin, dans le Canton des Ventes Légères (1). Il séjourna à Lyons du 4 au 10 juin 1571 à la suite d'une blessure à la tête qu'il fit au cours d'une chasse aux cerfs. Il eut le projet de se faire construire un château à Nojeon sur Andelle qui, depuis cette date et en son souvenir, prit le nom de Charleval. Un layon du Canton du Val Amelot porte le nom de ce roi.

Les moines de Mortemer furent aussi réputés pour leurs connaissances et leurs exploits cynégétiques. Sous Henri IV, l'abbé Jehan du Bec écrivit un discours sur l"Antagonie du chien et du lièvre". Fut aussi un grand chasseur l'Abbé de Boisgelin, dernier abbé de Mortemer avant la révolution (2).

Aux XVIIème et XVlllème siècles, les rois de France préférèrent chasser dans les forêts de l'Ile de France plutôt que dans celle de Lyons et, après la révolution, gibier et repeuplement forestier étaient presque totalement détruits dans cette forêt : "En 1828, le Livre des Chasses du Roi constate que la Forêt de Lyons ne possède plus que 2 cerfs, 4 biches et 10 chevreuils et, en 1838, les cerfs et les biches avaient complètement disparu. Ils ont été réintroduits depuis, notamment en 1862 par le Comte Le Couteulx de Canteleu et par le Comte de Valon qui procédèrent au lâcher de 10 cerfs dans le Canton de la Mare aux Bourres "(1).

Vers 1880 le nombre de cervidés était évalué entre 40 et 80. C'est en 1832 que l'Administration des

Eaux et Forêts fit procéder pour la première fois à l'adjudication du droit de chasse (1). -- _

Depuis le XIXème siècle, de nombreux équipages de vénerie ont chassé en Lyons : le loup, le sanglier, le cerf, plus rarement le chevreuil, sauf actuellement. L'on peut citer, sans prétendre que la liste ci-après soit exhaustive, en se référant à différents ouvrages (principalement à "Deux siècles de Vénerie" de Ph. Casier, H. Tremble de la Croix et Bernard Tollu (4), les équipages suivants

1818-1828 : l'Equipage Sarcus. Maître d'Equipage : Comte Auguste de Sarcus, Château d' Illois, près d’Aumale (Seine-Maritime). Animaux chassés : loup, sanglier, renard et lièvre. Cet Equipage chassait surtout dans les Forêts d'Eu et de St Saëns (Eawy), mais venait aussi en Lyons.

1828-1907 : l'Equipage St Martin à Etrépagny (Eure). Les Maîtres d'Equipage appartenaient à la famille Le Couteulx et le plus célèbre fut, à partir de 1852, le Comte Emmanuel Le Couteulx de Canteleu. L'Equipage chassait dans les forêts de Lyons, de Gisors, des Andelys, de Thelle, mais également en Haute-Marne et dans le Morvan. Il chassa d'abord le loup, puis le cerf et le sanglier, enfin le sanglier et le renard à partir de 1895 (4 et 5).

1830: l'Equipage d'Arry du Vallalet au Comte d'Arry du Vallalet qui résidait au Château du Vallalet près de Sarcus (Oise). Cet équipage qui couplait souvent avec le Comte de Sarcus, chassait le loup dans sa région ainsi qu'en forêt de Lyons (4).

1842 : l'Equipage Gouy. Maîtres d'Equipage : les Vicomtes Alfred et Théodore de Gouy. Les Andelys (Eure). L'Equipage Gouy découplait sur le loup dans les régions des Andelys et de Lyons (4).

1845-1914 : l'Equipage Picard-Picq'Hardi aux Vicomtes de Chézelles qui, en 1853, se mettent à découpler dans le voie du cerf et font alors des laisser-courre en Lyons (4).

1850-1885: l'Equipage "Tout à l'Eure" du Marquis de Vatimesnil, à Vatimesnil (Eure). Il chassa le lièvre, le chevreuil, puis surtout le cerf et se partagea entre les forêts de Lyons, Brotonne, Dreux, Conches, La Ferté Vidame et Senonches (4).

1855-1893 : l'Equipage de Fontaine Rosette au Vicomte Henri d'Onsembray. installé à Fleury sur Andelle (Eure). Créé pour chasser le lièvre, cet Equipage chassa le cerf et quelquefois le sanglier à partir de 1862. Il couplait fréquemment avec l'Équipage "Tout à l'Eure", l'Équipage St Martin et l'Équipage de M. Paul Labitte. Chassant à Lyons, il se déplaçait aussi à Brotonne, au Trait, à Dreux, à Conches et à La Ferté Vidame (4 et 6). .

1861-1905 : l'Equipage Bardin à M. - Anatole Bardin, résidant au Château de Montigny, près de Rouen. L'Equipage Bardin prit plus de 1100 cerfs dans les forêts proches de Rouen (Roumare, Forêt Verte, Brotonne, Lyons, Eawy, le Trait...) (4 et 7).

1863-1902 : le Rallye Fitz-James. Maître d'Equipage M. Jacques Stem qui résidait au Château de Fitz-James près de Clermont (Oise). Le Rallye Fitz-James chassa quelque temps le sanglier, puis le cerf dans les forêts de Hez, d'Halatte et de Lyons (4).

1868-1896 :le Rallye La Guerche à M. Malfilâtre, installé à Louviers, associé par la suite à M. La Veissière. L'Equipage chassait sangliers et cerfs dans les Forêts de Louviers, Préaux, Brotonne, Bord et Lyons (4).

1874-1897: le Vautrait de Pont St Pierre au Baron d'Houdemare (Château de Pont St Pierre - Eure). Cet excellent vautrait chassait en Lyons, Bord, Bretonne, Rouvray et La Londe (4 et 8).

1874-1885 : le Rallye Dauphiné. Maître d'Equipage : le Comte de Meffray. L'Equipage chassait le sanglier aux environs d'Evreux et le cerf à Brotonne, Lyons, Louviers, Herqueville, La Londe. Il s'installait à Rosay-sur-Lieure (Eure) quand il découplait dans la région de Lyons (4).

1875-1895 : l'Equipage Paul Labitte. Ce vautrait de M. Paul Labitte, installé à l'origine à Clermont (Oise), se mit en 1891 dans la voie du cerf. L'Equipage fut alors transféré à Mesnil-sous-Vienne (Eure) à l'orée de la Forêt de Lyons, dans la Vallée de la Levrière. On voyait encore en 1937, accrochés sur la façade d'un bâtiment de la propriété, les pieds des animaux pris à Lyons, mais aussi dans les Forêts de Thelle, Gisors et Brotonne (4 et 9).

1885-1939: l'Equipage "Lyons Halatte" qui devint ensuite l'Équipage "Par Monts et Vallons". Maître d'Equipage : le Comte Bertrand de Valon associé jusqu'en 1888 au Comte de Meffray et au Duc de Morny. Le Comte de Valon s'arrêtant de chasser en 1933, la Marquise de Chasseloup-Laubat devint Maître d'Equipage, aidée pour les chasses par M.F. Alépée. L'Equipage chassait le cerf dans les forêts de Lyons et d'Halatte. Après 1933, il vint seulement quelquefois chasser en Lyons. Quand il chassait à Lyons (février-mars), le comte de Valon résidait au Château de Rosay-sur-Lieure (Eure) où se trouvait aussi le chenil (4 et 10).

1890-1908 : le Vautrait "Pique Avant Vexin" à M. Robert Delanos chassa sanglier et cerf puis chevreuil dans les forêts et les bois situés près de la Vallée de la Seine : Vernon, La Roche Guyon, Gaillon, les Andelys et également dans les forêts de Lyons et de Gisors. M. Delanos résidait au Château de Port-Mort (Eure). Il aurait été un lointain cousin du Président Delanos-Roosevelt (4 et 9).

1891-1936 : l'Équipage Lebaudy. Fondé par MM. Pierre et Paul Lebaudy, cet Equipage chassait le cerf et, au début, le sanglier en Forêt de Fontainebleau. A partir de 1920, il fait aussi des déplacements pour chasser dans d'autres forêts : Dreux, Rosny, Vernon, Lyons, Thelle et Gisors (4 et 5).

1892-1925: l'Equipage du Rallye Chambly Maître d'Equipage : SA, Le Prince Murat. L'Equipage qui découplait sur le chevreuil, le cerf et parfois le sanglier chassa dans de nombreuses forêts (l'Isle Adam, Chantilly, Ermenonville, Compiègne, Orléans, Dreux) dont celle de Lyons.

1908-1937: l'Equipage Olympe Hériot. M. O. Hériot dont l'Équipage était installé à Pont-de-l'Arche (Eure), chassa d'abord le sanglier, puis le cerf à partir de 1910. Ses forêts de chasse étaient Bord-Louviers, Lyons, Brotonne, le Trait. Il a favorisé le repeuplement de la Forêt de Lyons en cervidés en y introduisant des animaux d'Europe Centrale et en ne sous-louant des lots de chasse à tir qu'à des personnes qui avaient sa confiance (4 et 9).

1910-1914 : le Rallye Normand au Prince Michel Sturdza. Le chenil de ce vautrait se trouvait à Foucarmont (Seine-Maritime). Le Rallye Normand chassait en forêt d'Eu, mais venait également en Lyons (4 et 11).

1913-1938 : l'Equipage La Moissonnière. Maître d'Equipage : M. Le Prévost de La Moissonnière Cet Equipage succéda au Vautrait Prat-Cauvin (1860-1913). Chassant le sanglier en 1913, il se mit dans la voie du cerf quand il fut remonté en 1919. En 1925, M. R. Hyde et M. R. Fouard étaient associés à M. Le Prévost de La Moissonnière. Les chasses se répartissaient entre les forêts de Roumare, d'Eawy et de Lyons.

1927-1933 : le Rallye Navarre. Equipage de la Comtesse d'Ideville le Rallye Navarre était installé à Evreux. Il chassait le chevreuil, puis le cerf dans différentes forêts (Evreux, La Trappe, Lyons).

1938-1964 : l'Équipage Fouard. M. Raymond Fouard reprit en 1938 l'Équipage de La Moissonnière. Il chassait dans les forêts de Lyons, de Bord, de Roumare et d'Eawy.

1964 : le Rallye Roumare. A la mort de M. Fouard en 1964, M. Sai reprit son Equipage sous le nom de Rallye Roumare. M. Saint décédant cette même année, Mme Saint lui succéda, associée par la suite à M. Georges Bénard. Le Rallye Roumare, désormais fixé en Forêt d'Eawy, viendra cependant faire quelques chasses à Lyons (4 et 12).

1956-1968 : l'Equipage Pays d'Ouche, chassant le cerf et occasionnellement le sanglier, a été fondé

en 1952 par M. Roger Fière. auquel succéda de 1965 à 1968 M. Bruno Lefébure. Il se déplaçait chaque année de la forêt de Brotonne pour une période de chasse en Lyons.

Dans les années 60, viendront chasser en Lyons sur invitation de l'Équipage Pays d'Ouche - le Rallye Wurtemberg (Maître d'Equipage ,M. Widmer)

- le Vautrait Picq-Hardy Beaulieu au Vicomte Le Hardy de Beaulieu

- à partir de 1963, l'Equipage Normand Piqu'Hardi (Maîtres d'Equipage M. et Mme Ferjoux)

- en 1965, le Rallye Nomade et son maître d'équipage, M. Pierre Vernes, se déplacèrent de Folembray pour faire plusieurs chasses mémorables en Forêt de Lyons

1968-1980 : l'Equipage Pays d'Ouche dont le maître d'équipage est maintenant M. Jacques Souchère, se fixe à Lyons pour y chasser pendant toute la saison, ce qui, semble-t-il, est une première. Le chenil est installé d'abord à l'ancienne abbaye de Mortemer, ensuite au Fief d'Authuit à 27 Rosay sur Lieure. Vinrent chasser à Lyons durant cette période l'Équipage de Brotonne (Maîtres d'Equipage : MM. Jean-Marie et Jean-Rémi Camus, le Rallye Roumare (Maîtres d'Equipage : Mme Saint et M. G. Bénard), le Rallye Perseigne (Maître d'Equipage : M.Henri Nègre)

1980-92 : M. et me André Joubert prennent en 1980 la succession de M. Jacques Souchère comme maîtres d'Equipage du Pays d'Ouche. M. Max Caffin leur succède en 1987 jusqu'à ce que l'équipage démonte à la fin de la saison 1991-1992 (4 et 13).

De 1980 à 1992, l'Équipage Pays d'Ouche invita de nombreux Equipages qui couplèrent avec lui sur le cerf

- le Rallye Vouzeron (Maître d'Equipage : Marquis d'Harcourt- Maître d'Equipage adjoint : Melle d'Harcourt. Master : M. Guy Brousseau)

- l’Equipage Normand Piqu'Hardi (Maîtres d'Equipage : M. et Mme Ph. Dulac)

- le Rallye Etoile (Maîtres d'Equipage : MM. Michel Robillard père et fils)

-l’Equipage de Rivecourt (Maîtres d'Equipage : M. Didier Varenne, Mme J. Guillaume de Lageneste

- l’Equipage de la Roierie (Maître d'Equipage : M. Jean-Michel Masson)

1991: l'Equipage des Pierres Cassées. Maître d'Equipage : M. Nicolas Noblet, Master : M. Benoît Noblet. Après quelques années d'inactivité, cet Equipage est remonté et découple à Lyons dans la voie du chevreuil. Le chenil est installé au Manoir Fourré à Lyons. L'Equipage avait été créé en 1974 pour chasser le lièvre et le chenil se trouvait alors au Fief d'Authuit à Rosay-sur-Lieure (Eure) avec celui de l'Équipage du Pays d'Ouche (4 et 14). Plusieurs équipages chassant le chevreuil ont été invités à Lyons par l'Équipage des Pierres Cassées

. le Rallye Saint-Hubert (Maîtres d'Equipage : Mme Pierre Sicard- M. et Mme Michel Sicard) . l'Équipage du Val d'Argues (Maître d'Equipage : M. Mathieu Berge)
. le Rallye Campine (Maître d'Equipage : Baron Charles de Fierlant Dormer)

1992: l'Equipage de Lyons créé par M. et Mme Michel Le Page en 1992 et dont le chenil est installé à 76-Ménerval, reprend en 1993 le courre du cerf en Lyons, interrompu pendant une saison. Il vient d'obtenir l'adjudication pour 6 ans de la chasse à courre du cerf dans cette forêt.

Le souvenir des équipages Hériot, Lebaudy, de La Moissonnière, Raymond Fouard et Pays d'Ouche reste gravé dans les mémoires des vieux veneurs de la région. Ces équipages marquèrent une brillante époque de la Vénerie en Lyons.

Claude REMY

 

Depuis que Claude Rémy (qui nous a malheureusement quittés pour rejoindre Saint-Hubert) a écrit cette page d'histoire, l'Equipage de Lyons a obtenu, lors des adjudications de mars 2004, le renouvellement de son bail pour 12 ans.

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